7 Décembre 1941, Pearl Harbor

« Hier, 7 décembre 1941 — une date qui restera à jamais marquée dans l’Histoire comme un jour d’infamie — les États-Unis d’Amérique ont été attaqués délibérément par les forces navales et aériennes de l’empire du Japon« , voici comment le président démocrate des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, débute le discours qu’il prononce devant le Congrès américain le 8 décembre 1941. Pearl Harbor est sans aucun doute l’un des grands tournants de la seconde guerre mondiale. Car si l’attaque japonaise est une réussite tactique, ses implications stratégiques — et notamment l’entrée en guerre des États-Unis aux côtés du Royaume-Uni et de l’Union soviétique — bouleverse l’équilibre des forces.

À l’occasion du 80e anniversaire de cette bataille, LaContempo.fr vous propose donc une infographie originale sur les causes de l’événement, ses résultats et ses conséquences.

Infographie – 7 décembre 1941 – LaContempo.fr

Pour aller plus loin :

  • Conn Stetson, Engelman C. Rose, Fairchild Byron, Guarding The united States and its outposts, Washington DC, Center of military history, 2000 ;
  • Delmas Claude, Pearl Harbor, la guerre devient mondiale, Paris, Complexe, 1999 ;
  • Harter Hélène, Pearl Harbor : 7 décembre 1941, Paris, Tallandier, 2011 ;
  • Morton, Louis, United States Army in WWII. The Pacific. Strategy and Command : the first two years, Washington DC, Center of military history, 2000 ;
  • id., « Japan’s decision for war », dans Kent Roberts Greenfield (dir.), Command decisions, Washington DC, Center of military history department of the army, 2000 ;
  • Reports of general Mac Arthur. The campaigns of MacArthur in the Pacific, Washington DC, Library of Congress, 1994 (rééd.) ;
  • Williams Mary H., United States Army in world war II. Special Studies. Chronology, 1941-1945, Washington DC, Center of military history, 1989 ;
  • Documents diplomatiques de l’entre-deux-guerres transcrits par le Mount Holyoke College ;
  • Nara, Photograph of Japanese Chart of Pearl Harbor Captured from Japanese Sub (12009111), Photograph of Map of Pearl Harbor (12009088).

Jérémie Halais – 2021 –  LaContempo.fr

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Les commémorations au prisme des relations internationales

Ce Web-documentaire vous propose un résumé de 75 années d’histoire des commémorations du débarquement du 6 juin 1944, sur fond de Guerre Froide, de décolonisation, de construction européenne, de crises internationales mais aussi de rendez-vous diplomatiques, historiques, mémoriels et surtout médiatiques…

Vous y croiserez les présidents de la République française, de Vincent Auriol à Emmanuel Macron, les dirigeants américains : Dwight D. Eisenhower, Lyndon B. Johnson, Jimmy Carter, Ronald Reagan, Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump mais aussi Vladimir Poutine, Helmut Kohl et Gerhard Schröder…

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Saint-Lô 39|45, le web-documentaire

Le web-documentaire Saint-Lô 39|45 vous propose de plonger dans le quotidien d’une petite ville normande de la déclaration de guerre aux lendemains de la Libération.

Quelle fut la vie des Saint-Lois durant le conflit ? Comment ont-ils vécu le départ au front et la drôle de guerre ? Face à l’Occupation, quels ont été leurs comportements ? Quel a été le coût de la Libération ?

Ce travail est l’adaptation d’un mémoire de maîtrise soutenu en 2005 et d’un ouvrage paru aux éditions Orep en 2019. Il est le fruit de recherches menées depuis une quinzaine d’années dans les fonds d’archives de la période 1939-1945, aux archives départementales de la Manche, du Calvados et de Seine-Maritime, aux Archives nationales et au Service historique de la Défense.

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L’Histoire au journal télévisé, 2006-2019

Au hasard du net, je suis tombé récemment sur un jeu de données mis à disposition par l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Il s’agit d’indicateurs quantitatifs sur le « contenu des journaux télévisés diffusés par les six chaînes nationales hertziennes ». Or, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir que parmi les thèmes quantifiés par l’INA figure une rubrique « histoire et hommages ». Il n’en fallait pas plus pour que j’entre ces données dans une feuille de calcul et que je m’amuse à créer divers graphiques permettant d’appréhender l’évolution des sujets à connotation historique dans nos journaux télévisés, entre 2006 et 2019.

Nombre de sujets diffusés par trimestre, entre 2006 et 2019
dans les journaux télévisés et classés dans la rubrique « histoire et hommages ».
La ligne bleue matérialise la moyenne : 175 sujets par trimestre.
source : INA stat.

Ce premier graphique permet de visualiser deux évidences :

  • d’une part, la corrélation entre les grandes commémorations et l’inflation de sujets historiques dans les journaux télévisés ;
  • d’autre part, le moment exceptionnel de commémorations que nous venons de traverser avec la convergence, entre 2013 et 2019, de plusieurs anniversaires importants liés aux deux conflits mondiaux.

On constate que les cérémonies des commémorations du 6 juin 1944 ont systématiquement l’effet d’un stimulant. Il faut dire qu’elles bénéficient désormais d’une couverture médiatique exceptionnelle en raison de la présence de grands chefs d’État, en particulier américains (Barack Obama en 2014, Donald Trump en 2019) mais aussi de vétérans, de moins en moins nombreux, mais de plus en plus honorés. Ces rendez-vous sont d’autant valorisés par les médias qu’ils servent également de sommets diplomatiques qui parfois s’inscrivent dans un contexte de crise internationale (l’Irak en 2004, l’Ukraine en 2014, la présidence Trump en 2019). Je proposais d’ailleurs, il y a quelques semaines, un fil sur Twitter concernant les liens entre les commémorations, les médias et les relations entre grandes puissances :

Enfin, on remarque que les anniversaires du Débarquement bénéficient dans les médias d’un important effet de traîne puisque des pics s’observent aussi dans les mois qui suivent. Les journaux télévisés produisent en effet de nombreux reportages sur les événements de la Libération postérieurs au Débarquement : la libération de Paris, le débarquement en Provence…

Le président français, François Mitterand et le président américain, Ronald Reagan, à Colleville-sur-Mer, en 1984 lors des commémorations du Débarquement.
Source : The National Archives and Records Administration

Le centenaire de la Grande Guerre a été un autre temps fort des dernières années qui a « dopé » les sujets historiques dans les journaux télévisés, et cela dès son lancement au 4e trimestre 2013. Si la mobilisation d’août 1914, la bataille de Verdun – si importante dans l’historiographie française – et l’armistice ont été largement traités, l’offensive du Chemin des Dames et les mutineries semblent avoir été un peu plus délaissées. Le pic du 4e trimestre 2017 est, quant à lui, certainement dû au centenaire de la Révolution russe. À titre de comparaison, dans le même temps, entre le 1er octobre et le 31 décembre 2017, Le Monde consacre à cet événement au moins 22 articles (cf. archives du quotidien en ligne). L’exploitation des seules données quantitatives limite cependant l’analyse car il faudrait ici disposer d’un relevé systématique des thèmes diffusés et établir une typologie plus fine des événements évoqués par les rédactions.

Il faut tout de même relativiser la part des sujets historiques dans les journaux télévisés qui ne représentent, selon les trimestres, qu’entre 1,1 % et 4,6 % des reportages (soit une moyenne trimestrielle de 2,3 %). On compte, en effet, sur la période considérée 9 814 séquences relevant de cette rubrique pour un total de 429 327 sujets. Le temps que les émissions d’informations consacrent à l’histoire est également très faible par trimestre : entre 1 minutes 87 (1er trimestre 2019) et 10 minutes 32 (4e trimestre 2013).

% de sujets diffusés par trimestre, entre 2006 et 2019
dans les journaux télévisés et classés dans la rubrique « histoire et hommages ».
source : INA stat.

Parmi les six grandes chaînes, TF1 et France 2 se détachent très nettement puisqu’elles ont diffusé respectivement 24% et 23% des sujets historiques et/ou commémoratifs, soit presque la moitié (47%) de la totalité des reportages proposés entre 2006 et 2019. Faut-il rappeler que les journaux télévisés de ces deux chaînes sont aussi les plus regardés ? La part d’Arte est cependant un peu plus étonnante en raison de la forte identité « culturelle » de la chaîne. Probablement que sa grille de programme trouve plus facilement des occasions autres que le JT afin d’offrir aux téléspectateurs du contenu historique (documentaires, magazines, soirées thématiques…).

% de sujets classés dans la rubrique « histoire et hommages » par chaîne de télévision, 2006-2019.
source : INA stat

En conclusion, l’activité de la télévision permet donc de visualiser une « inflation mémorielle » mais, au-delà de cette constatation, elle pose aussi la question du rôle des médias dans cette diffusion de l’histoire. On pourrait ainsi s’interroger sur la prépondérance des deux conflits mondiaux dont la valorisation – et la vulgarisation – se fait, peut-être, aux dépens d’autres thèmes (histoire sociale, histoire des sciences…) ou périodes historiques (Antiquité, Moyen Âge, époque moderne, Révolution française, XIXe siècle…). Il est vrai que les chaînes de télévision répondent aussi, en traitant des guerres mondiales, à une demande importante du public et des politiques. Ces derniers, tout comme les « experts », y trouvent également une tribune non négligeable. Mais là encore, les seules chiffres ne peuvent répondre définitivement à ces questions qui mériteraient une étude qualitative plus fouillée.

Pour aller plus loin :

  • Fleury-Vilatte Béatrice, « Comment la télévision écrit et réécrit l’Histoire », dans Communication et langages, n°116, 2e trimestre 1998, p. 29-38 ;
  • Veyrat-Masson, Isabelle. « Au cœur de la télévision : l’histoire », dans Le Débat, vol. 177, n°5, 2013, pp. 96-109 ;
  • Veyrat-Masson, Isabelle, Quand la télévision explore le temps. L’histoire au petit écran 1953-2000, Paris, Fayard, 2000 ;
  • Veyrat-masson, Isabelle, « Panorama de l’histoire à la télévision française » dans Recherches en Communication, n°14, Télévision et histoire, p. 103-112 ;
  • Niemeyer, Katharina, « Le journal télévisé entre histoire, mémoire et historiographie », dans A contrario, vol. 13, n° 1, 2010, p. 95-112.
  • Quellien, Jean, « Un atout pour le tourisme régional. La mémoire du Débarquement et de la Bataille de Normandie de 1945 à nos jours », dans Jean-Luc Leleu (dir.), Le Débarquement. De l’événement à l’épopée, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018, p. 227-240.

19 août 1942, le raid de Dieppe

19 août 1942, des troupes canadiennes tentent un débarquement à Dieppe, petit port de la côte normande occupé par les Allemands. L’opération Jubilee est un échec qui se solde par de lourdes pertes. Le but de ce raid n’était pas, comme l’affirme la propagande allemande de l’époque, d’ouvrir un second front en Europe occidentale mais de remplir des objectifs tactiques très précis tout en donnant des gages aux Soviétiques et aux Américains. Cette infographie revient sur les origines et le déroulement de cette journée.

Pour aller plus loin :

Recherches et conception : Jérémie Halais – 2020 –  LaContempo.fr

Mai-juin 1940, la bataille de France

La bataille de France débute le 10 mai 1940 avec l’invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France. Suite à la percée de la Wehrmacht à Sedan et son avancée dans le nord de la France, les armées alliées connaissent une succession de revers. Après l’évacuation de Dunkerque, la campagne de France se termine par la défaite des armées françaises et la signature de l’armistice par le gouvernement du maréchal Pétain.

Mai-juin 1940, la bataille de France (© Jérémie Halais)

Pour aller plus loin :

Recherches et conception : Jérémie Halais – 2020 –  LaContempo.fr

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1944, les bombardements alliés

Saviez-vous que plus de 80 % des bombes larguées sur la France par les Alliés l’ont été au cours de l’année 1944 ? Après le Reich, l’Hexagone est le pays qui subit le plus lourdement les bombardements en raison de son potentiel industriel, de ses infrastructures, de sa situation stratégique mais surtout en préparation du Débarquement sur les plages normandes. Cette infographie revient sur plusieurs données essentielles pour mieux appréhender cette campagne aérienne : les forces engagées par les Britanniques et les Américains, les cibles visées, la chronologie et la géographie des bombardements, leur intensité et surtout le bilan à la veille du Jour J.

Janvier-mai 1944, les bombardements alliés (© Jérémie Halais)

Pour aller plus loin :

  • Ellis J., The World War II databook, London, BCA, 1997 ;
  • Florentin E., Quand les Alliés bombardaient la France, Paris Perrin, 1997 ;
  • Freeman R.-A., The Mighty Eighth War Diary, London, Motorbooks, 1990 ;
  • Halais J., Saint-Lô, 1939-1945. Une ville normande dans la seconde guerre mondiale, Bayeux, OREP, 2019 ;
  • Knapp A., Les Français sous les bombes alliées, 1940-1945, Paris, Tallandier, 2017 ;
  • Leleu J.-L., Quellien J., Passera F. (dir.), La France pendant la seconde guerre mondiale, Paris, Fayard, Ministère de la Défense, 2010 ;
  • Middlebrook M., Everitt C., The Bomber Command War Diaries, Leicester, Midlang Publishing, 1996 ;
  • Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, Répartition des destructions de guerre, Paris, 1945 ;
  • Office of statistical control, Army Air forces statistical digest, décembre 1945 ;
  • Vayssière B., « Relever la France dans les après-guerres : reconstruction ou réaménagement ? », dans Guerres mondiales et conflits contemporains, n° 236, 2009/4.

Recherches et conception : Jérémie Halais – 2020 –  LaContempo.fr

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1940, la campagne de Norvège

Le 8 avril 1940, la Wehrmacht envahit le Danemark. Le lendemain, 9 avril, les troupes allemandes pénètrent en Norvège. Désireux depuis quelques semaines d’ouvrir un front périphériques en Europe septentrionale, les Britanniques et les Français envoient des corps expéditionnaires en Scandinavie pour stopper l’offensive allemande. Les forces alliées subissent des revers dans le sud de la Norvège. Elles ont plus de succès au nord. Le 28 mai, elles contrôlent le port de Narvik. Mais, début juin, l’avancée allemande en France les oblige à rapatrier leurs contingents.

1940, la campagne de Norvège (© Jérémie Halais)

Pour aller plus loin :

  • Audet, « L’expédition de Norvège. Namsos, février-mai 1940 », in Revue historique des armées, n° 2, février 1957 ;
  • Bethouard, « Les bataillons de chasseurs en Norvège », in Revue historique des armées, n° 46, octobre 1945 ;
  • Blanc M., « La légion étrangère dans la campagne de Norvège », in Revue historique des armées, n° 142, 1981 ;
  • Derry T.K., The campaign in Norway, London, HMSO, 1952 ;
  • Caroff, La campagne de Norvège, 1940, Paris, Service historique de la Marine, 1955 ;
  • Keegan J., Atlas de la seconde guerre mondiale, Paris, France loisirs, 1990 ;
  • Leleu J.-L., Quellien J., Passera F. (dir.), La France pendant la seconde guerre mondiale, Paris, Fayard, Ministère de la Défense, 2010 ;
  • Prime C., Simonet S., Atlas de la seconde guerre mondiale. La France au combat : de la drôle de guerre à la Libération, Paris, Autrement, 2010 ;
  • Jordan D., Wiest A., Atlas de la seconde guerre mondiale, Paris, Histoire & collections, 2013.

Recherches et conception : Jérémie Halais – 2020 –  LaContempo.fr

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